La cure de sève de bouleau

Le Printemps, c’est le réveil végétal. Et c’est au moment précis où la sève monte le long des arbres qu’elle est récoltée. La sève de Bouleau est un élixir vivant, riche en oligoéléments:
calcium, potassium, manganèse, phosphore, silicium, vitamine C…

La qualité de la sève de Bouleau dépend beaucoup de la qualité des sols. D’où l’importance de bien la choisir. En France, elle est encore récoltée de façon artisanale.

Au moment de la récolte, sa couleur est claire et son goût assez neutre. Au fil des jours, le liquide va devenir plus trouble et son goût sera plus prononcé dû au process de fermentation qui apportera en plus des probiotiques bons pour notre ventre.

C’est une cure idéale à faire au Printemps pour ses effets à la fois drainant, diurétique et revitalisant.

La sève de bouleau aide à nettoyer notre organisme en profondeur.

=> Elle agit sur les reins, en augmentant la diurèse (production d’urine), permettant l’élimination des déchets acides comme l’acide urique, les cristaux ou sels, l’ammoniaque, les excès de médicaments… Elle limite la rétention d’eau, la cellulite et peut soulager les pathologies rhumatismales (liées au cristaux de sels dans les articulations), de peau (eczema sec, psoriasis…), ou les calculs rénaux.

=> Elle agit sur le foie en neutralisation des toxiques (pesticides, additifs alimentaires, médicaments résiduels…) et en favorisant l’élimination des graisses saturées en excès. Elle va également augmenter la production de bile qui va permettre d’évacuer plus facilement ces déchets hors de l’organisme via les selles.

Pas d’inquiétude donc si vous constatez une augmentation des urines et/ou des selles ou autres petites crises d’élimination (diarrhée, boutons…) passagères 😉

En plus de son action détoxifiante, la sève de bouleau est également reminéralisante.

Elle est très riche en minéraux et oligo-éléments bio-disponibles, c’est à dire que notre corps peut immédiatement les utiliser sans nécessiter de transformation quelconque.

De plus, la sève est récoltée au moment de sa montée le long du l’arbre. Elle est donc chargée d’une énergie ou force vitale maximale que l’on retrouvera dans la boisson. Idéal donc pour recharger nos batteries après les longs mois d’hiver !

Bien sûr, comme pour toute cure, celle-ci est à faire dans le cadre d’une hygiène de vie équilibrée !

Bien choisir sa sève de bouleau:

Il faut choisir une sève de bouleau FRAICHE, non pasteurisée, sans conservateurs et de qualité biologique.
L’idéal est d’acheter un cubi de 5 litres pour une cure de 21 jours que l’on conserve au frais. Il est conseillé de boire environ 25 cl le matin à jeun ou éventuellement en 3 prises dans la journée (matin à jeun, midi avant le déjeuner et le soir avant le dîner).

Depuis plusieurs années j’achète mon cubi (de sève) chez Vegetalwater. Ils récoltent la sève en Rhône-Alpes dans des forets sauvages sélectionnées pour la qualité des sols et loin de toute pollution. Ils assurent par des analyses réalisées chaque année, une sève pure, de qualité et riche en minéraux et oligoéléments.

On peut en trouver aussi en magasin bio mais faut surveiller les arrivages car ça part vite et la sève n’est récoltée que sur quelques semaines. Ne tardez pas à vous en procurer !

Bonne détox 😉

La lacto-fermentation

Qu’est ce que la lacto-fermentation

La lacto-fermentation est une vieille technique de conservation des aliments.

Cette méthode consiste à plonger les légumes dans de l’eau salée en les privant d’oxygène. Les sucres des aliments vont alors se transformer en acide lactique par l’action de bactéries (Lactococcus, Lactobacillus et Streptococcus). Le milieu va s’acidifier et ainsi empêcher le développement de mauvaises bactéries et moisissures. En revanche, les bonnes bactéries, elles, vont  proliférer.

Au bout d’un moment, lorsque la teneur en acide lactique atteint un certain seuil, un équilibre s’installe et la fermentation s’arrête. La conservation peut alors se prolonger plusieurs mois.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la lacto-fermentation n’évoque pas le lactose et n’a donc aucun lien avec le lait .

Riche en vitamines et probiotiques

Hormis la conservation longue, la lacto-fermentation à bien d’autres avantages.

La fermentation rend les légumes plus digestes que s’ils étaient crus. Idéal donc pour les personnes qui ont des intestins irrités et digèrent mal le cru. Elle améliore la biodisponibilité des minéraux dans l’organisme. Leur taux de vitamine C et B sont également plus élevés. Un légume fermenté contient ainsi jusqu’à 10 fois plus de vitamine C que le même légume frais!

Les aliments lacto-fermentés sont très riches en bonnes bactéries: les fameux probiotiques !

On sait aujourd’hui qu’un déséquilibre de notre microbiote (mauvaise alimentation, pesticides, antibiotiques, sédentarité) est responsable de nombreuses maladies comme l’obésité, certains cancers, l’autisme, ou encore la sclérose en plaque.

La consommation régulière d’aliments lactofermentés contribue à assainir notre flore intestinale, renforce notre système immunitaire, facilite la digestion, améliore le transit, réduit les symptômes allergiques, réduit les risques du syndrome du colon irritable et du cancer du côlon…

◊ Enfin, par rapport aux conserves modernes, il n’y a pas de pertes de micronutriments, ni de produit toxique dans le contenant (comme dans les boites de conserve par exemple).

C’est facile à faire et économique

Il vous suffit juste de bons légumes bios, de vos aromates préférés, de l’eau, du sel et d’un bocal hermétique en verre.

La lacto-fermentation fonctionne parfaitement avec tous les légumes qui se mangent crus : chou (rouge, blanc, vert), chou-fleur, betterave rouge, poivron, navet, panais, courgettes, concombres, carottes, échalotes, oignons, ail, céleri, endives, poireaux, patates douces, radis roses et noirs, cornichons etc.

Comment procéder :

sliced cucumber on white table

Lavez et ébouillantez les bocaux, les couvercles et les joints. Laissez-les sécher sans les essuyer.

Lavez, épluchez, coupez vos légumes: vous pouvez les râper, les couper en rondelles, en cubes, ou en bâtonnets.

Mettre quelques aromates au fond du bocal et les légumes râpés ou coupés que vous tasserez bien. Et là, vous avez plusieurs formules :

1/ vous ajoutez 2 cuillerées à soupe de sel (20g) dans 1 litre d’eau que vous verserez sur les légumes.

2/ vous répartirez l’équivalent de sel entre les différentes couches de légumes pour mieux en extraire le jus, et vous terminerez en ajoutant de l’eau  jusqu’à 2 cm du bord du bocal.

3/ vous répartirez le sel et les aromates entre les couches de légumes et vous tasserez sans mettre d’eau.

Essayez ces 3 formules et voyez celle qui vous convient le mieux.

Dans tous les cas, il faut bien tasser et pencher le récipient pour faire remonter les bulles d’air : il s’agit d’en avoir le moins possible pour éviter que ça pourrisse.

Arrêtez le remplissage du bocal à environ 2 cm du bord supérieur : la fermentation produit souvent des bulles qui font que le liquide peut s’échapper (prévoir une serviette ou un récipient creux pour poser les pots !).

Fermez les bocaux, sans serrer, et laisser à l’ombre et au chaud 2 ou 3 jours, de préférence dans un endroit sans trop de vibration, pour que la fermentation commence.

Au bout de quelques jours, fermez les bocaux à fond et les ranger dans un endroit frais, toujours à l’ombre.

Votre produit est prêt au bout de trois ou quatre semaines, mais autant le laisser un peu plus longtemps : il sera encore meilleur !

Réfrigérer le bocal pour éviter qu’il « explose » à l’ouverture (comme une bouteille de bière ou de champagne qu’on aurait secouée).

Comment les consommer :

Contrairement aux probiotiques que l’on achète dans le commerce, avec la lacto-fermentation on ne maîtrise pas la quantité de probiotiques que l’on va consommer. Il est donc conseillé d’en manger régulièrement une petite quantité à chaque fois : une ou deux cuillères à soupe, ajoutées à une salade par exemple. Éviter le contact avec la chaleur, pour ne pas détruire toutes les enzymes.

Vous pourrez réutiliser le jus de la lacto-fermentation une fois les légumes mangés : à boire (coupé à de l’eau si on veut, c’est très acide !), pour remplacer le vinaigre dans une sauce salade ou pour réensemencer de nouvelles lacto-fermentations, un peu comme on le fait avec les yaourts ou le levain.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à aller voir la  vidéo de Thierry Casasnovas  qui explique très bien les mécanismes et intérêts de la lactofermentation.

Zoom sur… les produits de la ruche

En cette saison j’ai envie de vous parler des produits de la ruche car ils recèlent de vertus santé incroyables et sont de formidables alliés pour combattre bon nombre de petits troubles de l’hiver mais pas que…

Partons donc à la découverte des ces merveilles que les abeilles ont à nous offrir. 

animal bee bloom blossom

La Gelée Royale

La gelée royale est une substance laiteuse sécrétée par les glandes des abeilles nourricières. La reine s’en nourrit exclusivement tout au long de sa vie. C’est ce qui expliquerait en partie que la reine vive 40 fois plus longtemps que les ouvrières.

Propriétés:

o La gelée royale est un excellent tonifiant physique et psychique. Idéal donc d’en faire une cure (21 jours) en cette saison hivernale histoire de nous redonner de l’energie! Elle améliore l’état général sur tous les plans: elle fortifie les défenses immunitaires, augmente l’énergie vitale et la libido, améliore la qualité du sommeil, régule le cholestérol, prévient de la dégénérescence neuronale, stimule la mémoire…

o Je vous conseille de la consommer fraîche et pure, en dosette d’1 gr / jour. Elle doit être conservée au frais dans des pots en verres.

Attention! la gelée royale est un produit cher. Exigez de connaître la provenance (gare à la gelée royale provenant d’Asie) et préférez les apiculteurs français. Choisissez une gelée royale fraîche, non transformée, non congelée qui conserve et préserve toutes les qualités donc tous les bienfaits pour votre santé.

 

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Le Pollen

Lorsque l’abeille butine une fleur, elle fait tomber les grains de pollen sur son corps, elle l’humecte avec du nectar de miel afin que ça ne s’envole pas puis elle les brosse méthodiquement pour en faire une pelote qu’elle rapporte dans des corbeilles situées sur ses pattes arrières. Lors d’un vol, l’abeille ne visite qu’un seul type de fleurs. C’est pourquoi les pelotes sont de couleurs différentes, chacune portant l’empreinte d’une origine botanique. Ces pelotes sont ramenées à la ruche où elles sont décrochées et emmagasinées dans des cellules. Dans la ruche, le pollen va fermenter, ce qui améliorera sa conservation, facilitera sa digestion tout en dégradant une partie des molécules qui le rendent allergisant.

Propriétés:

Je conseille vraiment de choisir du pollen frais surgelé (et non sec). Congelé immédiatement après la récolte, le pollen, aliment « vivant », conserve toutes ses propriétés nutritives.

Sa richesse exceptionnelle en ferments lactobacilles, le rend particulièrement interressant pour l’équilibre de la flore intestinale. Le pollen est également riche en enzymes, en protéines, en glucides, en minéraux, en oligoéléments, en anti-oxydants, en fait un « superaliment » très complet.  Il agit sur la vitalité, les défenses immunitaires, la digestion, il est antioxydant et oxygénant cellulaire

Comme pour le miel, il existe des pollens spécifiques reprenant en plus des vertus citées, les vertus spécifiques des plantes dont ils sont issus:

Le pollen de ciste : l’allié de la flore intestinale 

Le pollen cru de pissenlit : nettoyant du système intestinal

Le pollen cru de saule fruitier : pour une bonne vision

Le pollen cru de saule: revitalisant grâce à sa grande richesse nutritionnelle 

Le pollen cru de châtaignier: anti-stress

Le pollen cru de cerisier : pour une belle peau 

Le pollen cru de bruyère : pour le drainage et la désintoxication 

Le pollen cru d’aubépine : favorable au système cardio-vasculaire

On le trouve sous forme de barquettes surgelées dans les bons magasins bio et il se conserve au congélateur. Il est très facile de prélever une cuillère à soupe chaque jour pour le mélanger à une compote, miamÔfruit, le saupoudrer sur une salade de fruit…

Le pollen fait parti de mon petit déjeuner 😉 Une cuillère à soupe chaque matin !

 

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La Propolis

La propolis est une substance résineuse constituée de divers produits végétaux mélangés avec les sécrétions salivaires de l’abeille. C’est seulement à l’issue de cette transformation que cette résine devient « Propolis ».

Les abeilles emploient la propolis pour colmater les trous de la ruche, mais également pour l’assainir. La propolis leur permet aussi de momifier les intrus qu’elles tuent comme les rats, les souris ou les lézards. Trop gros pour être évacués de la ruche, ils sont ensevelis dans la propolis afin d’éviter leur décomposition et tout développement microbien.

Propriétés:

On devrait tous avoir de la propolis à la maison tant ses propriétés sont nombreuses.

La propolis est un antibiotique naturel à large spectre, antivirale, antifongique, anesthésiante (antalgique), anti-inflammatoire, elle agit sur les défenses immunitaires, associé au miel c’est un excellent cicatrisant. On peut prendre de la propolis en en action préventive contre les rhumes, pharyngites ou extinctions de voix, comme stimulant pendant 20 jours ou en cas de maux de gorge sous forme de comprimés ou de spray.

 

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Le Miel

Le miel est une substance sucrée que les abeilles fabriquent à partir de nectar de fleurs. Elles déposent le nectar dans les alvéoles des rayons de la ruche et l’entreposent pour le consommer en hiver.

En plus d’être un régal pour les papilles, le miel est reconnu depuis l’antiquité pour ses vertus thérapeutiques.

Le miel est un sucre naturel. Malgré sa forte teneur en glucides, le miel élève moins le taux de sucre sanguin (glycémie) que le glucose ou le saccharose. Il est également moins calorique que le sucre (300 Kcal pour 100 gr vs 400Kcal pour le sucre blanc).

Le miel est réputé pour ses pouvoirs cicatrisants en cas de brûlure ou blessures cutanées. Il est antiseptique et antimicrobien. Parfait contre la toux, les maux de gorge et les rhumes de l’hiver.

Chaque miel à des propriétés qui lui sont spécifique :

  • Acacia = action anti-inflammatoire, soulage les maux de bronches, gorge, dents
  • Chataigne = allié du système hépatique et immunitaire et aide à la cicatrisation
  • Agrumes = action sédative, état spasmodique et nerveux
  • Lavande = favorise la régénération cellulaire donc utile pour les affections de la peau
  • Bruyère = Action diurétique et antirhumatismale, voies urinaires

Le miel est considéré comme un super aliment. Il est dommage de le dénaturer en le chauffant par exemple dans sa tisane comme on le voit souvent. Mieux vaut en manger une petite cuillère après.

D’autre part, il convient de le consommer seul pour éviter les fermentations.

Veillez bien à la provenance de votre miel. Privilégier un miel de qualité et d’origine français.

◊◊◊

Vous l’aurez compris les produits de la ruche peuvent être de supers alliers au quotidien pour notre santé (toujours dans le cadre d’une hygienne de vie! on n’oublie pas!). Cependant, il est primordial de bien choisir la qualité et la provenance de ces produits. Oubliez les miels ou autres produits de la ruche industriels, de provenance douteuse. Ils seront à coup sûr ultra chauffés, dénaturés voir même coupés avec du simple sucre. Inutile donc de préciser que tous bienfaits cités plus haut ne seront plus présents. En revanche vous aurez bien le droit aux pesticides !

Je ne peux pas parler de produits de la ruche sans évoquer les abeilles elles-même. Indispensables à la vie sur terre, les abeilles sont sérieusement menacées par l’activité des Hommes. « Une catastrophe planétaire qui met en danger l’humanité. Il est urgent d’agir pour les protéger ! » selon Greenpeace. Il est donc de notre devoir de consommer en conscience et de choisir des producteurs soucieux de la préservation des abeilles. 

logo ballo

C’est pour celà que je tiens à vous parler d’une marque que j’affectionne tout particulièrement: BALLOT-FLURIN. C’est une entreprise familiale et engagée, soucieuse du bien-être des ruches, qui respecte le bio-rythme des abeilles et qui s’assure d’un environnement préservé, sauvage et bio. Leurs produits sont fabriqués en France, certifiés biologiques et certains sont même dynamisés et les ruches polarisées ! Passionnés par l’apithérapie, ils ont développé toute une gamme de produits santé, hygiènne & soin en plus des produits alimentaires.

Et voici une petite selection des produits que j’utilise:

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©Photo Ballot-Flurin

Le Spray nomade d’urgence, pour les maux de gorge, est le 1er produit de la marque que j’ai utilisé et j’ai été bluffé par son efficacité ! C’est juste incroyable !!!

Quand je suis malade, c’est souvent la gorge qui me fait souffrir. Ce spray calme très rapidement la douleur et l’inflammation. Appliqué dès les 1ers signes, il empêche l’angine de s’installer. Pour moi, c’est devenu un indispensable. Je l’ai toujours chez moi et je l’emporte même en vacance.

 

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©Photo Ballot-Flurin

 

La Gélée Royale

En hiver, je fais également une petite cure de gelée royale de 20 jours. Celle-ci est d’origine française, elle est dynamisée et associée au miel pour un petit goût sucré délicieux. Oui parceque faut bien se l’avouer, la gelée royale pure n’est vraiment pas bonne au goût surtout qu’il est conseillé de la laisser fondre sous la langue…

 

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©Photo Ballot-Flurin

 

Le Baume de soin de Pyrénée

Il est toujours dans mon sac 😉 je m’en sert en hivers lorsque j’ai les lèvres gercées ou les mains très sèches et j’en met sur tous les petits bobos de peau.

 

Je ne suis absolument PAS sponsorisée par la marque pour vous en parler. C’est juste que j’utilise régulièrement leurs produits et que je suis attaché à tous produteurs en général qui ont une vrai éthique et qui ont à coeur de proposer des produits d’une réelle qualité, soucieux de l’environnement et des conditions de travail.

Il existe aussi bon nombre de petits apiculteurs passionnés qui travaillent dans le respect de l’environnement et fournissent des produits de qualité. A nous de les dénicher 🙂

J’espère que cet article vous à permis de mieux connaître tous les trésors que nous offrent les abeilles. N’hésitez pas à le partager s’il vous a plu 😉

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Vitamine D: Tous carencés ?!

80% de la population occidentale est carencée en vitamine D !

Selon une étude nationale Nutrition Santé 2006-2007, pour 79% des hommes et 81% des femmes, le dosage en vitamine D est inférieur au seuil optimal (concentration sérique en 25(OH)D inférieure à 75 nmol/L). Pour 36 % des hommes et 49 % des femmes, ce déficit est modéré (inférieure à 50 nmol/L) et  pour 4% des hommes et 6 % des femmes le déficit est sévère (inférieure à 25 nmol/L).

Or, la vitamine D est très importante pour rester en bonne santé.

 

A qui la faute ?

Notre mode de vie moderne est une nouvelle fois en cause. Nous fabriquons notre propre vitamine D au niveau cutané sous l’effet des rayons du soleil. Or, on s’expose de moins en moins : travail en bureau, déplacement en voiture ou transport en commun, sports en salle, loisirs à la maison (TV, jeux vidéo, ordinateur) plutôt que des marches ou sport en extérieur etc…

En été, l’utilisation excessive des crèmes solaires plutôt qu’une exposition intelligente au soleil (aux heures les moins chaudes, à l’ombre d’un arbre…).

En hiver (d’Octobre à Avril), dans nos latitudes, le soleil est trop bas et les rayons UVB ne sont plus assez longs pour que notre peau puisse synthétiser la vitamine D.

 

Qu’est-ce que la vitamine D ?

La vitamine D ou calciférol, appartient au groupe des vitamines liposolubles. Mais de par son champ d’action elle est plutôt considérée comme une pro-hormone.

Il existe deux formes de vitamine D :

  • la vitamine D2 (ou ergocalciférol) synthétisée par les végétaux
  • la vitamine D3 (cholécalciférol) produite par les animaux. C’est la plus importante. C’est celle que l’on assimile le mieux et elle représente la quasi-totalité de nos apports en vitamine D (80 à 90%).

 

Quel est son rôle ?

La vitamine D est surtout connue pour son rôle dans le métabolisme phosphocalcique. C’est-à-dire qu’elle va réguler le taux de calcium et de phosphore dans le sang en facilitant leur absorption par l’intestin et en diminuant leur élimination par les reins. Elle favorise la fixation du calcium dans l’os, aidant les os à grandir et à rester solides.

Une carence en vitamine D entraîne un rachitisme chez l’enfant et l’adolescent, une ostéomalacie chez l’adulte et l’ostéoporose chez les personnes âgées.


Petite réflexion personnelle: On entend toujours, que ce soit dans les médias ou même chez les médecins allopathes, qu’il faut absolument manger au moins un produit laitier à chaque repas, qu’ils sont « nos amis pour la vie » (merci le lobby) alors même que l’on sait qu’ils sont pro-inflammatoire et responsables de bon nombre de maladies dont l’ostéoporose et les cancers hormonaux-dépendants. A côté de ça, on ne nous fait pas la publicité de la vitamine D qui, elle, est indispensable à la fixation du calcium sur nos os alors même que nous sommes, pour la plupart d’entre nous, en carence… Peut être parce que la vitamine D est gratuite et que l’on préfère nous faire dépenser notre argent en achetant des pots de crèmes solaires chimiques…


 

En permettant de maintenir un taux de calcium sanguin (calcémie) optimal, la vitamine D permet aussi d’assurer une contraction musculaire efficace, une bonne transmission nerveuse et une bonne coagulation.

Mais son rôle va plus loin :

  • La vitamine D est un grand régulateur immunitaire et pourrait donc prévenir des maladies auto-immunes (sclérose en plaques, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde…),
  • Elle régule la pression artérielle, c’est un protecteur cardiovasculaire,
  • Elle est anti-inflammatoire,
  • Elle lutte contre la fatigue chronique, la dépression, et les infection hivernales,
  • Elle améliore la cicatrisation,
  • elle possède un pouvoir anti-cancer. Une carence en vitamine D serait promoteur du cancer du pancréas notamment,
  • etc…

La vitamine D joue donc un rôle majeur sur tous nos systèmes et sa carence serait impliquée dans bien des maladies (des petites infections, aux douleurs musculaires, en passant par la dépression hivernale, l’autisme, cancers, diabète…) et sur le taux de mortalité.

 

Où trouve-t-on la vitamine D et comment prévenir les carences ?

La vitamine D à une double origine.

Elle peut être apportée par l’alimentation comme les poissons gras (saumon, maquereau, hareng, les sardines, anchois, foie de morue), les œufs, le beurre. Ce ne sont pas des produits que nous consommons en grande quantité et ces apports sont assez faibles. Ils ne couvrent donc qu’à peine qu’1/3 des besoins.

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Pour les 2/3 restants, la vitamine D est synthétisée par l’organisme au niveau de la peau sous l’action des rayons solaires. Le soleil représente donc la principale source d’apport en vitamine D.

Inactive à ce stade, elle sera successivement traitée par le foie puis par les reins pour arriver à sa forme active. La vitamine D fabriquée par la peau est mise en réserve au niveau du foie, du muscle et du tissu adipeux et utilisée par l’organisme au cours des périodes hivernales.

La quantité synthétisée dépend notamment de l’heure de la journée, de la saison, de la latitude, de la surface de peau exposée, de la pigmentation de la peau et de l’utilisation ou non de crème solaire.

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En général, d’Avril à Octobre, le rayonnement solaire est suffisant pour que notre organisme fabrique la vitamine D (variable en fonction des régions). Il est alors conseillé de s’exposer 10 à 20 minutes par jour au soleil en découvrant le corps autant que possible. Au minimum le visage, bras et jambes. Tout nu c’est encore mieux 😉 En fonction de l’intensité des rayonnements on choisira le moment de la journée adéquat pour obtenir une légère coloration rosée de la peau (pas un coup de soleil). En milieu de journée si le soleil ne tape pas trop fort ou plus tôt le matin ou en fin de journée en période estivale. Bien sûr, pendant ce temps d’exposition on ne met pas de crème solaire (mais je le rappelle, on ne doit non plus attraper de coup de soleil !).

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Octobre à Mars, en France, le niveau d’ensoleillement ne permet plus la synthèse de vitamine D et bien souvent le stock n’est pas suffisant. On rentre alors en carence et la supplémentation est alors conseillée.

Idéalement, il faudrait faire doser son taux de vitamine D afin d’ajuster les doses. Or, la sécurité sociale a dé-remboursé son dosage à titre préventif (sauf suspicions de certaines maladies). Rare sont donc les médecins qui le demandent. Mais, à titre privé, on peut aller le faire en laboratoire (environ 20€ et pas besoin d’être à jeun pour la prise de sang).

Selon les études, le taux « normal » de vitamine D varie, mais la norme semble être comprise entre 50 et 150 nmol/l et le niveau de toxicité est fixé au-delà de 10 000 Unités Internationales (UI) / jour. Ce niveau de toxicité ne peut pas être atteint par une exposition quotidienne au soleil.

Les médecins prescrivent, en général, des ampoules UVDOSE dosées à 100 000 UI (Unités Internationales) à prendre en 1 seule prise car celles-ci sont remboursées.

En naturopathie en déconseille fortement ces ampoules car elles sont inefficaces et peuvent même être nocives :

  • Si vous avez bien suivi, vous avez noté que le seuil de toxicité de la vitamine D a été fixé par la communauté scientifique à 10 000 UI. Or ces ampoules, à prendre en une seule prise, contiennent 100 000 UI !!!! (sans commentaires !)
  • C’est un produit de synthèse qui est donc moins bien assimilé. C’est pour cette raison que le dosage est très élevé.
  • Ces ampoules contiennent des adjuvants toxiques.
  • Prendre ainsi une grande quantité de vitamine D fait augmenter son taux rapidement mais il retombera tout aussi rapidement avec à la clé une nouvelle carence.

 

Il est donc plutôt conseillé de prendre de petites doses de vitamine D chaque jour qui seraient équivalentes à une exposition quotidienne au soleil.

Il existe 2 types de vitamine D naturelles:

La vitamine D3 ou cholécalciférol est issue de la lanoline qui est substance naturelle de la laine (de mouton souvent). Cette molécule est également synthétisée au niveau cutané sous l’effet des rayons UVB et est identique à celle que nous produisons.

La vitamine D2 ou ergocalciférol est d’origine végétale et provient d’un champignon parasite du seigle.

La vitamine D3 est plus efficace que la D2 (il faut prendre plus de D2 pour arriver à un même taux sanguin) et la D3 étant identique à celle que nous produisons, il est donc préférable de choisir la vitamine D3.

La vitamine D étant liposoluble (soluble dans les graisses), il est préférable de la prendre au cours d’un repas. La présence de lipides aide à l’assimilation. La quantité à prendre dépendra de vos besoins mais on estime que l’équivalent de 4000 à 5000 UI par jour est suffisant. Attention, en fonction des laboratoires, le dosage en vitamine D par goutte peut varier.

Demandez conseil à votre naturopathe, médecin ou pharmacien pour vous supplémenter au mieux en fonction de vos besoins.

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Sources :
www.lanutrition.fr
http://www.thierrysouccar.com/sante/info/vitamine-d3-ou-vitamine-d2-2565
www.anses.fr/fr/content/vitamine-d
https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-02/utilite_clinique_du_dosage_de_la_vitamine_d_-_note_de_cadrage.pdf
https://www.mmt-fr.org/carences-nutritionnelles/deficience-vitamine-d/
http://www.bichat-larib.com/revue.presse/revue.presse.resume.affichage.php?numero_etudiant=&numero_resume=379
http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=63489259&typedoc=N
Mes cours de naturopathie à ISUPNAT 🙂

10 conseils naturo pour se remettre des fêtes

Noël est passé et ce n’était que le 1er round. Il reste encore le nouvel an et sûrement les petits à-côtés : le noël des copains, le repas de fin d’année en entreprise, les restes à terminer, la galette des rois qui va arriver bien trop vite…

Au milieu de tout ça je vous propose mes 10 petites astuces de naturo pour que ça se passe le mieux possible et pour pouvoir profiter de ces bons moments. L’idée c’est de ne surtout pas culpabiliser, de profiter et d’équilibrer 😉

#1- Le jeûne intermittent

Vous l’avez peut être fait de vous-même en zappant le petit dej au lendemain de noël car trop barbouillé ?

Les repas qui n’en finissent pas, les mélanges alimentaires qui viennent encore plus compliquer et rallonger la digestion, l’alcool, les nuits plus courtes etc… Tout cela fait que notre organisme et en particulier notre système digestif a besoin de repos pour finir son travail (digestion, absorption, élimination) et pour se réparer.

Le jeûne intermittent consiste à laisser une longue plage de repos digestif à notre organisme en sautant un repas. A vous de voir ce qui vous convient le mieux : supprimer le petit déjeuner, le repas du midi ou le dîner. L’idée est de laisser au moins 16h entre 2 repas. Par exemple, si vous terminez votre dîner à 21h, alors vous déjeunerez à 13h. Entre les deux, vous pouvez boire de l’eau ou des tisanes. On oubli le café, thé et bien sûr alcool !!!

 #2- La monodiète de pomme

Comme pour le jeûne intermittent, l’objectif de la monodiète est de mettre le système digestif au repos.  La monodiète consiste à ne manger qu’un seul aliment pendant au moins 24h. La monodiète de pomme est assez facile à faire. On peut la consommer crue (à la croque ou râpée) ou cuite au four ou en compote. On peut éventuellement rajouter des épices comme la cannelle ou de la vanille mais pas de sucre ! Les quantités ne sont pas limitées. On écoute ses sensations de faim.

En ne mangeant, qu’un seul aliment la digestion est facilitée et plus rapide.

#3- La tisane de romarin

Le romarin est une super plante hépatique ! Avec tout ce qu’on lui fait subir en ce moment, notre foie à besoin qu’on le chouchoute un peu. La tisane de romarin sera la bienvenue. On trouve du romarin, bio de préférence, assez facilement.

Préparez-vous une bonne tisane : une pincée de romarin pour une tasse, versez de l’eau frémissante, couvrez et laissez infuser 10 minutes. Vous pouvez en boire 3 fois par jour.

#4- La bouillotte chaude sur le foie

Le foie a de nombreuses fonctions métaboliques et c’est une véritable centrale dépurative ! Inutile de dire qu’en ce moment il a du boulot et qu’il est même sûrement un peu dépassé !

Notre cher foie est un organe chaud qui aime la chaleur. Les 2400 litres de sang qu’il filtre chaque jour entrent à 39,7° et en ressortent à 41,3° !
Le fait de poser une bouillotte chaude, au niveau des côtes droites sous le diaphragme, pendant au minimum 1/2h, va donc permettre de soutenir son activité hépatique. A faire le soir au couché car le foie travail surtout la nuit. Alors à vos bouillottes…

#5- Se coucher plus tôt

Le sommeil (de qualité) est le meilleur moyen de recharger ses batteries nerveuses et glandulaires. Mais c’est aussi pendant la nuit que notre organisme va, dans l’ordre: finir la digestion du dernier repas si celui-ci est tardif ou trop lourd, puis se nettoyer, se réparer et enfin se régénérer. D’où l’importance de manger plus léger le soir et de ne pas manger top tard. Car si la digestion prend trop de temps et que l’on ne dorme pas suffisamment, alors notre organisme n’aura pas le temps de bien se détoxifier et n’attaquera pas les opérations de réparations et de régénération.

#6- Bouger en extérieur

Pendant les fêtes, on reste souvent trop enfermé dans nos maisons en famille ou entre amis.

Profitez donc dès que vous le pouvez d’aller marcher, à la lumière du jour, au moins 30 minutes par jour. 1 heure c’est encore mieux ! Et si vous pouvez sortez faire un footing, du vélo, jouez au foot etc… S’oxygéner par le mouvement c’est bon pour la circulation, l’oxygénation de nos cellules, le transit et le moral !

 #7- On adopte l’alimentation vivante

Lors des repas de fêtes, on va avoir une alimentation qui nous fatigue car elle demande beaucoup d’énergie pour digérer et bien souvent c’est une alimentation pauvre en nutriments, vitamines, minéraux etc… C’est pas étonnant que l’on constate un pic d’épidémies de grippe ou de gastro juste après les fêtes. Encrassé et épuisé, notre organisme n’arrive plus à gérer. Il va en réalité profiter de ces petits virus pour se décrasser ! Si cela arrive, laissez le grand nettoyage s’opérer et consultez plutôt un naturopathe pour accompagner « la maladie ».

En naturopathie on préfère quand même la prévention donc: entre ces repas de fête, on mise à fond sur une alimentation qui va nous revitaliser : des fruits et légumes crus ou des légumes cuits à la vapeur douce. Les jus de légumes pressés à froid (à l’extracteur ou des marques type Yumi ou PAF) sont une très bonne solution car les nutriments sont immédiatement assimilables par l’organisme et ils sont très reminéralisants et alcalinisants.

#8- Stop aux faux aliments et on limite aliments de tolérances 

Les faux aliments sont ceux qui n’apportent absolument rien d’un point de vu nutritionnel et sont en plus considérés comme des poisons. Il s’agit du café, thé, chocolat, alcool. On les consomme pour leur effet excitant mais en réalité cet effet « coup de fouet » n’est que la réaction de rejet de notre organisme qui au final s’épuise encore plus.

Les aliments de tolérance concernent tous les amidons et toutes les chairs d’origine animale. On les limites fortement si vraiment on ne peut pas s’en passer mais on supprime pour quelque temps les plus encrassant comme les céréales à gluten (pain, pâtes) et les viandes rouges.

On évite également le sucre raffiné sous toutes ses formes (sucre blanc, pâtisserie, produits transformés industriellement…)

#9- On mise sur les aliments riches en probiotiques

Vous avez un peu les intestins en vrac ? Soutenir sa flore intestinale peut être une bonne idée. Inutile de courir acheter des probiotiques en pharmacie ou magasin bio mais misez plutôt sur les boissons type Kéfir ou Komboucha, les légumes lactofermentés (comme la choucroute mais sans les saucisses !). De petites quantités (1 verre ou une petite portion) chaque jour suffit.

Le kéfir ou le komboucha, sont des boissons légèrement pétillantes qui passent très bien pour remplacer la coupette de champagne 😉

#10- Vous êtes barbouillé ou vous avez la nausée ? Pensez au gingembre et à l’huile essentielle de menthe poivrée !

Le gingembre est conseillé pour les problèmes de digestion et est efficace pour soulager les nausées. C’est également un antibactérien puissant et anti-refroidissement.

Vous pouvez vous faire des infusions de gingembre avec un peu de citron (toujours sans sucre) ou à coupler avec le romarin. A boire plusieurs fois dans la journée.

La menthe poivrée facilite également la digestion, calme les douleurs au niveau des intestins et calme rapidement nausée et vomissement. Prenez une petite goutte de menthe poivrée sur un comprimé neutre ou sur une mie de pain ou morceau de biscotte. ATTENTION l’utilisation des huiles essentielles est contre indiquée chez les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants. Renseignez-vous avant !

 

Je vous souhaite une belle fin d’année et une merveilleuse année 2019 dans l’amour et la joie !!!

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Photo de Malte Lu sur Pexels.com

 

La cohérence cardiaque

 

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La cohérence cardiaque est une technique respiratoire que j’aime tout particulièrement car elle très simple à réaliser et à mettre en oeuvre. Elle peut être pratiquée par tout le monde, n’importe où et ne prend que quelques minutes par jour. C’est un outil très efficace pour retrouver son calme, gérer le stress et l’anxiété.

Des études récentes démontrent que la cohérence cardiaque aiderai également à améliorer le sommeil, à diminuer les fringales et donc aiderai à la perte de poids (lien émotionnel avec la nourriture), à mieux gérer les émotions négatives, à diminuer le risque cardiovasculaire…

On peut définir la cohérence cardiaque comme « un état d’harmonie des fonctions vitales induit par un rythme respiratoire particulier : 6 inspirations/expirations par minute environ ».

Comment ça marche ?

Grâce à une respiration lente, ample et régulière de 6 cycles par minutes (inspiration en 5 secondes puis expiration en 5 secondes), le rythme cardiaque et la respiration se synchronisent et entrent alors en résonance. C’est l’état de cohérence cardiaque.

On atteint naturellement cet état lorsque nous ressentons des émotions ou sentiments positifs de l’ordre de la gratitude, de la sérénité, de l’amour inconditionnel, de la reconnaissance, etc.

A l’inverse, les émotions ou sentiments dits « négatifs » (peur, colère, frustration, tristesse) génèrent une variabilité de le fréquence cardiaque (VFC) chaotique.

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Ce rythme cardiaque régulier envoi des signaux au cerveau qui vont impacter positivement la perception de notre environnement et les fonctions cognitives (clarté mentale, sensations de « prise de recul », perceptions intuitives, …).

La fréquence cardiaque est sous contrôle du système nerveux autonome (SNA). Ce dernier régule aussi toutes les fonctions de notre organisme sur lesquelles notre volonté ne peut pas intervenir comme la digestion, la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température corporelle, le niveau de toutes les hormones et des milliers d’autres paramètres.

Le SNA, se subdivise en:

  • système nerveux sympathique (SNS) dont de rôle est d’accélérer fonctions de l’organisme pour faire face à un danger ou à un stress élevé. C’est l’état d’alerte, de fuite.  Seule la digestion est bloquée (car demande trop d’énergie).
  • système nerveux parasympatique (SNP) est à l’origine du ralentissement général des organes et de la stimulation du système digestif. Il autorise ainsi la mise au repos de l’organisme.

Ces deux branches du système nerveux travaillent toujours ensemble pour trouver le juste équilibre permettant à l’organisme de fonctionner au mieux en fonction de l’environnement (externe ou interne). La cohérence cardiaque permet de trouver un état d’équilibre entre ces deux systèmes.

Comment pratiquer ?

C’est très simple !

Installez vous confortablement dans un endroit calme (c’est l’idéal mais on peut pratiquer aussi bien au bureau, dans les transports en commun ou en marchant…).

Prenez une longue inspiration sur 5 secondes, en gonflant le ventre, marquez une brève rétention, puis expirez lentement sur 5 secondes. Puis recommencez ainsi pendant 5 minutes. A faire idéalement 3 fois par jour

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Pour vous éviter de compter les secondes et ainsi complètement libérer votre cerveau, je conseille vivement d’utiliser une application sur mobile. Au moins au début. J’utilise RespiRelax que j’adore. Il suffit de se concentrer sur sa respiration en suivant le rythme de la balle qui monte et qui descend.

Il existe d’autres applications comme HeartRate+. 

Pour aller un peu plus loin, imaginez que vous respirez par le cœur, que votre cœur vous sourit, qu’il se rempli d’amour 😉

 

Effets de la cohérence cardiaque:

Lorsque l’on pratique la cohérence cardiaque, on ressent immédiatement une sensation de calme et d’apaisement qui peut durer plusieurs heures. Idéal donc à pratiquer après un événement particulièrement stressant pour un retour au calme rapide. Les effets sur le stress sont immédiat avec la baisse du cortisol (l’hormone du stress) et l’augmentation du taux de DHEA (hormone anti-stress), la baisse rapide du rythme cardiaque…

Lorsque l’on pratique régulièrement la cohérence cardiaque, on constate aussi des bénéfices à long terme:

  • accroissement de la vitalité et de la résilience au stress,
  • amélioration de la gestion des émotions et de la capacité à rester calme,
  • une plus grande clarté mentale, une meilleure prise de décision,
  • une meilleure capacité à se concentrer,
  • amélioration du sommeil (production de sérotonine)
  • hausse de la production d’ocytocine (bonheur, amour) et de la dopamine (plaisir)
  • perte de poids,
  • réduction du taux du cholestérol
  • réduction de l’hypertension
  • réduction du diabète
  • renforcement du système immunitaire
  • etc…

 

Sources:
http://www.coherence-cardiaque.com
https://www.lanutrition.fr

 

Zoom sur… les graines germées

shutterstock_339070259_graines_germeesVéritables bombes nutritionnelles et un concentré d’énergie vitale !

En naturopathie, on parle souvent d’énergie vitale ou force vitale. On la défini comme « l’intelligence biologique des organismes vivants de nature immatérielle qui permet au corps de se rééquilibrer spontanément et de s’autoguérir ». Les graines germées matérialisent parfaitement, je trouve, cette notion de force vitale.

Une graine germée est une graine qui a été réveillée au contact de l’eau, de l’air, de la chaleur et qui commence à pousser. La vie ! On parle même d’aliments « biogéniques », c’est à dire les aliments qui donnent la vie (cf. Edmond Bordeaux Szekely). Cette force vitale est la même qui anime notre corps, lui permet de vivre, de s’équilibrer, de se réparer.

Quels sont les intérêts de la germination ?

Au cours de la germination, la valeur nutritive de la graine va se multiplier de façon exponentielle de +50% jusqu’à +600% pour certain minéraux. La vitamine C, par exemple,  peut augmenter de 300% à 500%, la vitamine B2  de 1300%, la vitamine B6 de 500%. Et cela en 2-3 jours !!! Les graines germées sont donc extrêmement nutritives. Elles sont 4 fois plus riche en calcium que le lait de vache et de 20 à 40 fois plus riche en protéines que la viande. De plus, la qualité des protéines est améliorée grâce à la germination qui augmente la part des acides aminées (briques qui composent une protéine) essentiels c’est à dire que notre organisme ne sait pas synthétiser et qui doivent donc obligatoirement être apportés par l’alimentation.

Les graines germées sont une bonne source d’antioxidants, molécules contrant l’effet des radicaux libres sur nos cellules provoquant leur vieillissement. Encore une fois, la quantité d’antioxydant (vitamine E essentiellement) peut tripler en 3-4 jours.

Elles sont aussi très riche en chlorophylle qui améliore l’oxygénation de nos cellule et les assainis.

Les graines germées sont plus digestes. Les enzymes présentes vont prédigérer les grosses molécules (protéines, glucides, lipides) les rendant facilement assimilables  par notre organisme. La germination permet de se débarrasser des facteurs antinutritionnels, comme l’acide phytique, qui sont très peu digestes et qui sont présents dans la graine.

Autre grand intérêt: les graines germées  apportent des quantités intéressantes d’éléments basifiants comme le potassium, le calcium ou le magnésium permettant de maintenir l’équilibre acido-basique de nos tissus. Un terrain acidifié (par le stress, la pollution, l’alimentation moderne…) est responsable d’inflammations source des maladies.

Enfin, produire ses graines germées à la maison, c’est facile, économique et garanti une fraîcheur maximale au produit! 

Pensez à varier le type de graines germées !

Quelles graines peut-on faire germer et où les trouver ?

On trouve désormais très facilement des sachets de graines à faire germer soi-même en magasins bio. Les plus courantes sont : les graines d’alfafa, radis, brocolis, fenugrec, lentilles, haricots mungo et bien d’autres…

Autre qualité et non des moindres : Les graines germées sont bon marché au vu du rendement!

 

Comment faire germer des graines ?

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Germline 025

Le plus simple est d’avoir un germoir comme celui-ci que l’on trouve facilement sur internet ou en boutique bio.

  • Mettre les graines dans le germoir. Attention de ne pas en mettre trop car lorsqu’elles vont commencer à germer, elles vont gonfler et prendre beaucoup de place.
  • Les faire tremper toute une nuit
  • Le lendemain matin égoutter les graines et bien les rincer
  • Placer le couvercle du germoir et le disposer incliné afin de laisser l’eau s’écouler et de laisser l’air bien circuler afin que vos graines puissent respirer.
  • Eviter d’exposer le germoir en plein soleil.
  • Rincer les graines 2 fois par jour en continuant à garder votre bocal incliné.
  • Récolter vos graines une fois que la pousse a atteint la taille de 2 ou 3 cm.
  • Bien rincer les graines germées avant de les consommer

L’eau qui ressort du nettoyage de vos graines est riche en enzymes et en nutriments. Recyclez la pour arroser vos plantes !

Pour éviter les moisissures, assurez-vous que de l’eau ne stagne pas au contact des graines et que l’air circule bien. Veillez à ce que le bocal soit bien propre. Lavez-le avec du vinaigre.

Une fois germées, les graines se conservent 3 jours au réfrigérateur. Le froid stoppe la germination.

 

On les mange avec quoi ?

Les graines germées ça passe partout et ça décore très joliment tous les plats.

Elles peuvent accompagner généreusement toutes vos salades et crudités et même vos salades de fruits !!!

Mais je vais vous dévoiler mon péché mignon :

Avocado toast et son lit de graines germées

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  • 2 avocats bien mûrs
  • 1 cas d’huile d’olive
  • 1 échalote
  • 1 petite gousse d’ail
  • Jus de citron frais
  • Du sel, du poivre et éventuellement des épices pour varier goûts (paprika, cumin, piment…)
  • Pain des fleurs (sans gluten) ou une bonne tranche de pain au levain
  • Et nos graines germées !

Épluchez et dénoyautez les avocats.

Émincez finement l’échalote et l’ail.

Écrasez à la fourchette les avocats. Ajoutez le jus de citron et bien mélanger.

Ajoutez l’huile d’olive, l’échalote, l’ail, sel, poivre et épices. Ajustez l’assaisonnement selon vos goûts.

Bien mélanger.

Le « guacamole » est prêt !

Étalez une bonne couche de  « guacamole » sur une tranche de pain des fleurs et dressez par-dessus un lit de graines germées.

Accompagnez d’une bonne salade et / ou d’un œuf poché… Miaaaammmm !!!

 

La tisane c’est chic !

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Ça y est, il fait froid, il pleut (voir il neige), l’énergie retombe un peu ? Et si on se faisait une petite infusion (infu pour les intimes) pour se réchauffer et se cocooner devant une bonne série ou entre copines (bon ok, les garçons ont le droit aussi) ?

Exit le côté vieillot des tisanes et autre « pisse-mémé ». La tisane c’est chic ! et je vous dis pourquoi:

Une bonne tisane est souvent un moment de partage, de confidences ou un moment de détente individuel, de retour à soi, de plaisir. A la maison ou au bureau, une tisane à toujours ce côté chaleureux et réconfortant.

On se sent bien et on se fait du bien ! car les plantes ont des principes actifs qui ont des effets thérapeutiques.

On peut dire que la tisane est le plus vieux remède santé au monde. Dans l’antiquité, Grecs, Romains ou Égyptiens utilisaient les plantes pour se soigner soit sous forme d’infusion avec les tisanes soit à l’aide de cataplasme à base de plantes. De nombreuses autres civilisations ont développé leur usage à travers les siècles : Mésopotamie, Inde (médecine ayurvédique), Pérou (où la phytothérapie est officiellement reconnue), Chine (la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise recense plus de 1000 plantes)… La préparation du thé ou des tisanes est dans de nombreuses cultures un rituel.

Souvent moquée par chez nous comme étant la boisson de Mémé, l’infusion est désormais tendance !

Tisane ou infusion, quelle différence ?

On utilise souvent indifféremment le terme de tisane ou infusion (ou pisse mémé) mais en réalité il y a une petite subtilité.

La tisane est un terme plus large qui englobe la technique de l’infusion et d’autres techniques traditionnelles comme la décoction ou la macération.

Le but est toujours le même : extraire les principes actifs des végétaux (fleurs, feuilles, tiges ou racines) dans de l’eau chaude ou froide. L’infusion est surtout utilisée pour les feuilles, fleurs et les boutons.

Ici, je n’évoquerai pas le thé qui, comme de café ou le cacao, contient des alcaloïdes (famille des purines) qui sont des poisons pour notre organisme qui à la longue l’épuise. Leur consommation doit donc être exceptionnelle. Une petite astuce cependant pour le thé vert qui possède des propriétés antioxydantes intéressantes : rincez bien d’abord les feuilles de thé à l’eau frémissante et jetez cette 1ère eau avant préparer votre thé.

Aller, on s’installe bien confortablement avec notre tasse préférée et c’est parti pour un instant de détente le temps d’une infusion…

Mode d’emploi pour une infusion réussie :

    • On choisit une plante de qualité : l’endroit où elle a poussée, la façon dont elle a été cueillie et séchée à toute son importance !
    • Déposer la plante en quantité convenable dans un récipient (5 à 20 g par litre suivant la plante). On arrose d’eau frémissante, on couvre, on laisse infuser environ 15 mn.

Quelle plante choisir ? Voici quelques exemples que l’on trouve facilement :

  • La matin, préférez des plantes énergisantes comme le romarin ou la sarriette
  • Pour apaiser le système nerveux, se relaxer : marjolaine, mélisse, passiflore
  • Pour soutenir le foie après un repas copieux : artichaut, romarin, pissenlit
  • Plantes laxatives douces pour aider le transit : mauve, guimauve, hibiscus
  • Plantes antispasmodiques : camomille (romaine ou matricaire), basilic, estragon
  • Contre la toux : eucalyptus globulus, thym, pin sylvestre, cyprès
  • Plantes expectorantes: bouillon blanc, tussilage

person holding a mug infront of a lighted christmas treeMélange de plantes pour le sommeil : 

  • Tilleul : 50gr
  • Lavande : 15g
  • Escholtzia (sommités fleuries) : 15g
  • Mélisse (feuilles) : 20g

Mettre 2 c à c du mélange pour une tasse à thé

Chauffer à feu doux

Infuser 10 à 15 mn et filtrer.

 

Vous pouvez ajouter dans cette tisane du soir 1 c à c d’eau de fleur d’oranger.

Boire l’infusion avant le coucher.

woman wearing white top drinking beverage from white ceramic mug while lying on sofa inside well lit roomInfusion digestive pour 1 litre d’eau

Mélisse 2 pincées

Camomille 6 fleurs

Menthe 2 pincées

Angélique 2 c à c de graines

Certaines pharmacies ou tisaneries peuvent vous préparer des mélanges de plantes et vous conseiller.

A noter:

En naturopathie on ne se s’attaque pas à un symptôme, mais on recherche toujours la cause du problème. La phytothérapie est l’une des 10 techniques du naturopathe qu’il va inclure (mais pas systématiquement) dans une cure (de détoxification ou de revitalisation le plus souvent) et dans un programme d’hygiène vital global.

La plante à elle seule n’est pas un produit miracle qui va régler tous vos maux. Mais ça peut être un petit coup de pouce et toujours l’occasion de se détendre en se faisant du bien 😉

L’utilisation des tisanes ne remplace ni l’avis, ni les traitements médicaux prescrits par un médecin.

Entretien avec Loïc Ternisien, naturopathe & énergéticien

Loïc Ternisien 2
crédit photo : Mariev rodrig

Loïc pratique la naturopathie et les soins énergétiques depuis 2013. C’est au Québec qu’il a développé une forte expertise en nutrition saine et naturopathie.

Très présent sur les réseaux sociaux, il met toute son énergie et son cœur à nous partager, entre autre, ses tutos (http://lestutosdeloic.com/) sur l’usage des huiles essentielles et il a eu l’extrême gentillesse de bien vouloir répondre à mes questions.

A travers cet entretien, Loïc nous donne, entre autre, sa vision de la naturopathie et la place qu’elle tient au Canada.

Lors de nos échanges Loïc était à Montréal. Cet entretien a donc eu lieu, par échange audio. Ma retranscription écrite est totalement fidèle à ses paroles.

Loïc vient cependant d’annoncer qu’il quittait Montréal pour s’installer à Paris.

 

Loïc, est ce que tu peux te présenter en quelques mots et expliquer ton activité ?

Je suis Loïc Ternisien, j’ai fait deux maîtrises en environnement avant de devenir naturopathe – énergéticien. Naturopathe spécialisé en aromathérapie, herboristerie, j’ai aussi fait une formation en iridologie et je travaille avec les élixirs floraux.

 L’essentiel de mon activité est d’accompagner les personnes qui ont des débalancements et de les amener à changer leur mode de vie pour régler cela.

La manière dont je travaille est claire avec mes clients. Je ne fais pas le travail. Je suis là pour aider les personnes, leur transférer mon savoir, mes connaissances, pour les guider, en donnant si besoin, des suppléments en médecine orthomoléculaire, des vitamines, des plantes, de l’herboristerie, mais ce n’est pas moi qui fais le travail. Il doit y avoir une certaine responsabilité de la part du client et un certain engagement envers sa santé, envers son bien-être et envers ses propres changements. Chaque personne le fait à son rythme. Lors du premier rendez-vous, je donne l’ensemble des informations nécessaires à la personne car si c’est trop pour elle, et bien elle pourra le faire dans 1 mois, 1 an, 2 ans s’il le faut mais elle aura toutes les informations.

A la différence peut être d’autres naturopathes qui vont voir leurs clients tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines. Ce n’est pas du tout ma vision de choses. Je vois mes clients de manière très espacée, je leur donne beaucoup de devoirs à faire et je trouve qu’il y a de très bons résultats quand les personnes sont engagées. Je ne changerai pas ma pratique pour rien au monde.

Qu’est ce qui t’as a amené à la naturopathie ? Quelles formations as-tu fais ? Est-ce une reconversion ?

Dans un premier temps il faut savoir que le système de santé au Québec est vraiment problématique et j’ai décidé de me former en naturopathie pour être en mesure de me soigner par moi-même. Il s’avère que j’ai aussi développé le syndrome du côlon irritable. Le corps médical étant arrivé à un stade ultime, en n’ayant pas de solutions à me proposer, le fait de devenir naturopathe m’a aidé à me soigner intégralement de cette pathologie qui maintenant est ma spécialité.

 J’ai été formé par l’académie herboliste spécialisé en aromathérapie et herboristerie. Ensuite j’ai fait l’institut d’aromathérapie scientifique de Maurice Nicole au Quebec pour peaufiner la vision scientifique de l’aromathérapie qui a aussi apporté une belle vision alchimique.

J’ai également fait de l’iridologie en Europe et ce n’est pas fini car j’ai encore d’autres formations qui devraient arriver.

 On peut dire que c’est une reconversion car à la base j’ai fait deux maîtrises pour devenir ingénieur maître en environnement.

Quelle est la place de la naturopathie et des médecines douces au Canada ? Est-ce reconnu ? Médecins conventionnels et naturopathes arrivent-ils à travailler ensemble de manière complémentaire ? 

(Rires)

En fait, il y a une grosse différence entre le Canada et le Quebec.

Le Canada, lui, reconnait les docteurs en naturopathie [ND – Naturopathic Doctor] et il y a deux écoles au Canada qui forment les docteurs en naturopathie [ndlr: 4 ans d’études]. C’est un statut de médecin qui a le droit de soigner avec les plantes.

Au Québec, Il y a un statut de naturopathe diplômé [ND aussi mais qui signifie « Naturopathe Diplômé » au Quebec. A ne pas confondre avec le Naturopathic Doctor au Canada] mais c’est un peu tout et n’importe quoi, tout le monde peut devenir naturopathe. Ce n’est pas du tout légiféré.

Il y a un autre statut au Québec, le statut de naturothérapeute, qui est un peu fourre-tout. On y met tout ce qui n’est pas naturopathe, toutes les autres médecines naturelles. Il y a donc un gros mélange entre les naturopathes et les naturothérapeutes au Québec. Il n’y a aucune législation là-dessus, c’est extrêmement flou.

Donc, à part le statut de docteur en naturopathie, il n’y a aucune reconnaissance de notre métier et bien au-delà, je dirai qu’au Quebec c’est véritablement la chasse aux sorcières sans trop exagérer puisqu’il y a des articles dans la presse qui sont parfois extrêmement violents à l’égard des naturopathes.

 Cela va donc sans dire que les médecins ne travaillent pas vraiment avec nous.

Mais je dirai que, pour avoir des clients qui me sont envoyés par des médecins, les jeunes générations sont quand même plus ouvertes. J’ai des médecins qui viennent me voir en consultation, des psychologues et même des nutritionnistes ! Je trouve ça très intéressant que les jeunes générations s’ouvrent. C’est valable au Quebec mais aussi en Europe puisque j’ai des médecins Français, des nutritionnistes Suisses qui viennent me consulter et ça c’est génial !

Tu es également énergéticien, comment défini tu cette pratique ? Qu’est ce qui t’y a amené ?

Ce qui m’y a amené déjà c’est la vie. C’est un bagage de naissance. Derrière « énergéticien » se cache médium, clairvoyant, clairaudiant, channeling… bref j’ai plusieurs cordes à mon arc que je regroupe sous la casquette d’énergéticien car tout le monde n’a pas besoin d’avoir toutes les définitions et même moi, le premier, je n’aime pas mettre de définition ou de mots. Je sais que lors de mes soins énergétiques je suis connecté au monde invisible, je suis connecté à des êtres de niveau de conscience plus élevé, qui me guident lors de mon travail, qui me guident à travailler sur différent plan de conscience avec mon client. Ça peut être de la simple guidance, un soin énergétique sur table, mes outils sont très variés. En fait, ce sont mes clients mes meilleurs porte-parole.

Fais-tu un lien entre la naturopathie et l’énergétique ?

Bien entendu. Les ¾ de mes clients en naturopathie finissent en énergétique. Ce n’est pas vrai dans l’autre sens mais je sais que l’énergétique prend une plus grande place que la naturopathie dans mon cheminement en tout cas.

En quoi ces pratiques ont elles changé ta vie ?

Waouh ! La naturopathie a changé ma vie physique en soignant intégralement mon syndrome du côlon irritable. Elle m’a appris à avoir une vision beaucoup plus ouverte, beaucoup plus globale de ce qu’est mon corps.

L’énergétique, elle, a changé complètement ma vision du monde, ma vision de la vie, ma vision de la mort. Elle m’a fait passer d’une vision en 2D à une vision en 4D et sur tous les plans.

Comment va Bécassine ? 😉

[allez voir son compte instagram pour faire la connaissance de Bécassine]

Bécassine, à l’heure actuelle, pendant que je suis en train de répondre à ces questions est allongée sur moi en train de roupiller comme une grosse patate donc elle va très bien.(Rires)

Elle se prépare, avec quelques gouttes de Rescue Remedy [ndlr : fleurs de Bach], pour son vol de en direction de Paris dans quelques jours.

Un dernier mot ?

Je dirai peut être : Attention ! Attention aux gens qui veulent se soigner tout seul sur des forums. Attention aux gens qui veulent jouer aux apprentis naturopathes. Ce n’est peut-être pas un métier reconnu dans certains pays comme la France ou le Québec. Mais c’est un métier reconnu en Suisse par exemple. Tout le monde ne peut pas s’improviser naturopathe. Il y a beaucoup de commentaires dans les groupes de discussion sur internet et il a des choses qui sont dangereuses.

Donc gardez en tête qu’il n’y a pas une plante magique, une plante miracle. La naturopathie ce n’est pas comme un médicament, ce n’est pas un patch, c’est une vision globale et la meilleure personne pour vous accompagner c’est un naturopathe. C’est certes un investissement financier mais un investissement qui vaut le coup.

Voilà, c’est quelque chose que je tiens à partager car c’est quelque chose qui me tient à cœur.

 

Loïc Ternisien
©photo: Mariev rodrig

Un grand merci à Loïc ♥

 

 Pour plus d’info :

https://loicternisien.com/

http://lestutosdeloic.com/

Sur Instagram : @loicternisien_naturopath

Sur facebook : @NaturoLoic